AVERTISSEMENTS ET CONSEILS DE LECTURE

Bonjour,

Je me dois, après une longue réflexion, de préciser ou donner, le cas échéant, quelques consignes concernant ce qui suit plus bas.

Si vous n'êtes pas un grand lecteur, contentez-vous de lire uniquement le ou les paragraphes qui vous intéressent. N'allez pas ensuite vous plaindre que vous avez lu une logorrhée lassante. C'est comme dire à un gamin que le feu çà brûle. Bien fait pour sa geule !!!

Il n'y a pas de jolies images pour accompagner votre lecture ? Qu'importe ! vous aurez, tout au long de celle-ci de nombreux liens hypertexte (en rouge sur votre écran) sur lesquels cliquer. Ceux-ci vous ouvriront une page annexe qui vous affichera de quoi relaxer (ou non) votre cerveau.

Ensuite, le contenu de ce qui suit est d'un avis strictement personnel. Si vous souhaitez faire des commentaires, autrement que dans un contexte rébarbatif de "snif, ouin,bouh, t'es qu'une méchônnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnte envers moi et mes copains de bac à sable ", vous pouvez m'adresser ceux-ci par les moyens qui sont à votre disposition.
La critique est recevable si elle s'avère constructive.

Attention cependant; je suis très taquine quant au fait du comportement au sein des communautés virtuelles. Les report-abuse sont des choses auxquelles je suis rompue.

Sinon, pour en finir, je ne mords pas. Le but principal de ce blog est de donner un avis proprement personnel et, j'en ai la prétention, souvent différent sur de nombreux aspects à beaucoup d'autres, sur les concerts et autres auxquels j'ai accès. Pour vous, lecteur, je tente à croire qu'il s'agit de rire un bon coup, et pourquoi pas, d'apprendre deux trois choses et de vous faire tressaillir (de plaisir, de honte ou de rage) dans vos pantalons.


Je crois en l'existence de l'individu conscient, pas dans celui du singe a qui on a appris à parler ou à écrire.


Bonne lecture.

Laranor



PS : Si quelqu'un veut se dévouer pour être mon correcteur orthographique, cela me soulagera d'un correcteur automatique pourri. Et au passage, si quelqu'un veut faire la traduction en anglais, qu'il me contacte : je suis prête à faire des concessions.




03 mars, 2010

CONCERT DU 12 JANVIER 2010 – KATAKLYSM/ BELPHEGOR/ DARKEST HOUR/ SUICIDAL ANGELS / RESISTANCE

Et hop ! non pas dalle gerflor, mais me voilà de nouveau en vadrouille pour aller chercher ma substantifique moelle sonore ; Que dis-je sonore, sonique plutôt. Aller prendre ma dose de décibels, me faire péter la rétine et m'égosiller à scander des onomatopées bien viriles et bien grasses.

L'année 2009 s'était finie sur une dominante plutôt métal, la nouvelle année qui commence semble confirmer la tendance. Ensuite, quand bien même pour mon premier concert il s'est agit de Death Metal (une fois qu'on y a goûté....), la performance de ce soir n'avait que la dénomination en commun avec le concert de NILE.

C'est fascinant le métal quand on se penche dessus. Juste parce que le treillis du chanteur est camo plutôt que noir, ou bien parce que le guitariste se maquille façon Maori plutôt que Kabuki, le style dans lequel on va classer le groupe change du tout au tout. La musique dans ce cas là ne semble pas détenir le place décisive; pourtant, on a là un courant musical initialement « underground », qui devrait donc être affranchi des conventions marketing ainsi que des contingences de la publicité. Bah non. Enfin on s'en fout; parce qu'après avoir longuement tergiversé sur le « oui, mais tu comprends dans l'album bidule, il parle de telle référence qui le classe dans la catégorie machin plutôt que truc », au final si c'est bon, black, death, doom ou trash, il s'agit juste de repères qui flottant nonchalamment sur l’océan de la musique histoire de donner une vague direction et surtout de rappeler qu'on évolue sur et au sein d'un écosystème complexe et hostile au profane.

Bon, je vais arrêter là de jouer ma Marguerite Yourcenar parce que çà devient chiant et si je suis chiante j'ai envie de me tirer une balle. Passons donc au concert.

La soirée est proposée une fois encore par Mr GARMONBOZIA. Un aspect rassurant puisque les événements ont pour l'instant été de qualité (ouais bon DopeStars INC... on ne peut pas gagner à tous les coups), avec une organisation au cordeau. Malgré un retard conséquent, l'ensemble de la fourmilière se sera affairée pour que tout finisse tant bien que mal par rentrer dans l'ordre. Un tour-bus qui lâche à l'entrée de Paris, des problèmes de retours, des balances peut-être un peu faites à la va vite... la performance aurait pu être bien pire au final.

Le mois dernier, NILE nous avait servi un Death technique et raffiné. KATAKLYSM nous propose ce soir un spectacle plus couillu. Malgré une fatigue certaine en fin de soirée, celle-ci s’est plutôt bien passée pour tout le monde (ou presque).

L'ouverture des portes du nouveau Casino est prévue à 18 heures, mais à 17h20 il n'y a personne dehors mis à part le staf qui est très en retard et qui décharge le merchandising. Ça m'a inquiété un petit peu. Les gens ont finalement fait comme toujours et sont arrivés au fur et à mesure pendant les premiers groupes. C'est bien dommage d'ailleurs parce que les premières parties nous ont fait passé un bon moment.

Le tout début du concert est assuré par le « petit outsider », les belges de RESISTANCE. Le belge, qu’il fasse du métal, de l’électro ou de la peinture, y’a pas à chier çà se reconnaît; Grands et imposants, sans pour autant être des bucherons, ils ont une prestance entre l’anglo-saxon et le ruscoff. Je ne dis pas que ce sont des ersatz les uns des autres, non. Mais les gabarits des bonshommes, la manière de se déplacer, leur position dans l’espace rappelle quand même beaucoup le spectacle de FRONT 242. Ils sont, Dieu merci par contre, plus sympathiques. La chose qui va le plus m’étonner concernant RESISTANCE, c’est l’apparente différence entre l’âge du chanteur et les musiciens. En effet, le brave gars qui se démène devant moi semble être suffisamment jeune pour que je puisse en toute légitimité lui donner une bonne fessée (et j'aime bien donner des fessées). Par contre, les autres musiciens eux, semblent plus à même d’être mes aînés (pas de bonus nichons ce soir). Durant l’ensemble de la performance le bassiste, les deux guitaristes ainsi que le monsieur derrière ses fûts nous offriront une musique maîtrisée, dans une ambiance dynamique et plutôt explosive. Mais c'est leur complicité qui ressort le plus de leur set ; les clins d’œil qui permettent de se caler, les sourires en coin ou clairement échangés, ou bien encore l’accompagnement physique des protagonistes les uns avec les autres. On ressent l’empreinte du Heavy Métal ou du Hard Rock dans cette image de « frères du métal ». Xérus, c’est notre bébé Cadum monté en graine. Entre borborygmes démoniaques et hurlements déchirés, il balade sur scène son visage poupin et ses grands yeux innocents.
J’ai une fascination toute particulière, je dois l’admettre, pour les sons qu’un corps humain réussit à produire. J’ai connaissance que ce ne sont pas tous les même organes ou bien les même morceaux de bidoche qui travaillent. Un jour j’en prendrai un entre quat’z’yeux et je tacherai de comprendre comment ces braves messieurs réussissent, pour certains, à encore déchirer l’enfer au bout de 15 ans.
Bon. RESISTANCE c'est sympa et çà donne envie de danser la gigue ; Pas forcément très original, mais agréable à regarder et écouter. On a pu sentir l’énergie du groupe qui avait une grosse grosse envie de se faire reconnaître et faire apprécier leur musique par le public. On est loin de la performance du mois dernier mais, la soirée étant placée sous des auspices différents, on ne doit pas baser son opinion sur quelque chose au final bien différent. Ce soir c’est l’arrachage de tripailles qui va être mesurée, avec la monstration de l’énergie (E=MC² je rappelle) sous sa forme brute, parfois même brutale. Un petit GG au groupe qui a signé 2 semaines après la performance.

Les gens dans la salle sont chauds, la suite du concert va leur donner le feu au cul.

C’est le groupe grec ultra Anti-Popes SUICIDAL ANGELS qui prend la suite sur les planches du Nouveau Casino. C’est mignon un grec ; pas du tout comme le canon de leur statuaire. On est loin de la représentation d’Apollon et de son « nez grec ». Là, on a en face de nous des petits gabarits, façon homme de poche. Parce qu'à défaut d’êtres grands et blonds, ils sont plutôt petits et poilus les grecs de ce soir. Mais ce n’est pas grave en soit puisque on ne leur demande pas vraiment de ressembler à des Adonis non plus. Ce qu’on veut c’est du gros son, des gros blasts, et tout ce qui fait que le Death c’est bon.
Musicalement, SUICIDAL ANGELS çà se défend, surtout grâce à un assez bon guitariste, jouant dans le speed. Ensuite, on garde les canons du blastbeat et d’un death Metal assez di-atonique.
Les deux accroches du groupe sont d’une part leur anticléricalisme fervent, que l’on retrouve dans tous leurs morceaux (avec des paroles comme « Jesus lied ») ainsi qu'un bon et sincère rapport avec le public. On retrouve également cette ferveur et cette envie de rester en marge des musiques modernes au sein de SUICIDAL ANGELS qu'on avait eu chez KRISIUN auparavant. Une fois encore, le groupe se définit underground ; ils en sont fiers et le revendique.
C’est plein de bonnes choses SUICIDAL ANGELS en fait. Leur musique a beau être des plus réactionnaire, c’est dingue la volonté de vivre qu'il s'en dégage; une notion qui est plutôt positive et en totale antinomie avec l’idée même du courant. Le death Metal, tout du moins pour moi, c’était avant tout des idées de zombies, de torture et de nécrophilie, en parallèle du Black qui prenait plutôt ses marques dans des textes antireligieux, satano-bordel et avec cette notion de la bravoure à l’ancienne (quand on mourrait jeune avec du fer en travers le corps sinon ce n'était pas honorable). Selon ce postulat, SUICIDAL ANGELS nous offre donc un mix, pas forcément totalement entendu entre les deux étiquettes. Ensuite, étant donné que ce n’est pas mauvais du tout et que çà permet de bien ressentir l’égrégore générée dans la salle, que çà parle tripes, de cul ou d'églises qui crament, boarf, chacun voit midi à sa porte.
Ce soir par contre, on va devoir faire avec une constance que l’on n’avait pas eue pour NILE : le pogo. En effet, certains sont là exclusivement pour se fritter avec d’autres, dans le bon sens du terme. On va donc s’accrocher comme on peut à ce qu’on a devant nous parce que les lancés sont assez violents. On est loin du pseudo-pogo qu’on a vécu pendant FRONT 242, prétexte à l’envie de donner des coups. Non, Non, ce soir, les intervenants sont différents. Un cercle se forme au centre de la fosse afin de les laisser s'ébattre le plus librement possible, tout en protégeant un public pas forcément d’accord (coincé du cul même pour certains). Ces guerriers-là, parce que ce sont plus des guerriers que des sportifs (Métal vs EBM ; encore tout un programme) ont conscience de leur puissance, en jouent et la confrontent. Ça fait tomber la chemise, çà se jauge, se mesure et s'envisage, négligeant parfois la sécurité (mais il y a toujours un quota de cramés). Le spectacle est intéressant; on pourrait comparer la scène à FIGHT CLUB, sauf que de cet événement là on peut parler. Il se dégage de leurs « Haka » un grand positivisme. Deux inconnus se serrent les coudent, se soutiennent et se jettent mutuellement, pour le plus grand plaisir de l’observateur. Malheur à celui qui va confondre virilité avec agressivité et camaraderie avec orgueil. L’utilisation de cette énergie ne permettra d’ailleurs pas à certains de se stigmatiser comme ils l’auraient voulus. Ensuite, c’est amusant pour moi d’assister à cette sorte de joute de pancrace alors que ce sont les descendants des jeux olympiques même qui crachent et hurlent dans leur micro, comme pour soutenir ceux qui embrassent pleinement l’énergie de la musique. SUICIDAL ANGELS c’est donc bien sympathique.

La troisième partie voit arriver les américains de DARKEST HOUR. Visuellement, çà n’a rien à voir avec les deux autres, puisqu’on dirait plutôt un groupe de Doom ou de Nu-métal. Le chanteur est en chemise de velours noir, le batteur s'appelle mini-pouce (qui aura enlevé ses lunettes pour le set). Musicalement c’est plus trash. Un peu « j’m’en-foutiste » dans l’idée, le niveau global est assez bon cependant. Le blast beat est énergique, avec une utilisation toute en légèreté et en finesse des divers accessoires. Les deux guitaristes alternent durant le set les solos de guitare et on a au final un ensemble qui tend parfois vers un métal plus mélodique que ses prédécesseurs. On retrouve une petite pointe martiale par-ci par-là également. DARKEST HOUR m’a plus fait penser à OMNIUM GATHERUM ou INSOMNIUM qu’aux précédents groupes de Death. Le paradoxe, c’est que malgré l’apparente douceur (comparé aux deux autres) de leur musique, ce sont ceux durant lesquels les pogos seront les plus violents; le groupe invite lui-même le public à participer au set, en slamant ou bien en créant cette inertie plus ou moins brutale pour certains. John Henry finira cependant déçu j’imagine parce que d’activité, le set n’aura vu que deux pauvres tentations de diving, une activité décousue pendant le show et une grosse fatigue qui pointe son nez. Les interactions entre les différents protagonistes du groupe sont cependant assez intéressantes observer. Basse et batteur entremêlent leur différentes partitions, se soutiennent l’un et l’autre et se répondent avec leurs instruments. On observe d’ailleurs le même schéma chez les guitaristes. Monsieur loyal invite régulièrement le public à arrêter son oreille ou son œil sur tel ou tel solo. Beaucoup de complicité et surtout de soutien mutuel entre les membres de ce groupe; On ressent limite une relation très intimiste entre eux.

Les trois groupes qui se sont succédé avant la dernière ligne droite ont bien remplis leur rôle. Les gens sont surexcités, ils ont limite la bave aux lèvres. Parce que s’annoncent désormais les deux gros morceaux de la soirée.

La suite est, avant même le début du show, pleine de promesses. BELPHEGOR est un nom que je retrouve depuis de nombreuses années et en plus, histoire de changer un peu, le groupe fait non pas du Death mais du BLACKENED-DEATH. Je suis contente donc parce que les hululements associés au style du Black commençaient un peu à me manquer.
BELPHEGOR ce sont, une fois n'est pas coutume, des autrichiens. Le groupe existe sous ce nom depuis 1993 et l'expérience du métier se ressent parfaitement. Un groupe composé actuellement de 4 musiciens dont Helmuth Lehner reste le sel membre fondateur à ce jour. Ce petit monsieur est un grand en fait (il m'a broyé la main le vilain); tout comme Peter Andersson, il paraît beaucoup pus grand sur scène. Sa présence en fait le parfait Hérault des « légions infernales ». Plutôt bel homme, il possède ce charisme insidieux qui semble cacher une grande force tout juste affleurant. Helmut ressemble un peu (en mieux) à Vigo des Carpathes. Il se pose en maître des clés d'un portail ouvrant sur un terrible savoir. Parfaitement conscient de sa puissance, il endosse à la perfection ce rôle de chantre ou grand maître de cérémonie. La composition et disposition des différents membres du groupe y fait beaucoup; le triptyque trois acteurs sur le devant de la scène, soutenu par le batteur et ses futs illustre à merveille le concept de la cérémonie kabbalistique (le batteur jouant dans cette formation le rôle d'autel biomécanique). La performance est excellente. Les morceaux sont bien conçus, et le set possède un bon développement sur son ensemble. On reste bien évidemment dans le chant sémantique du satanisme, de l'enfer et de toutes ces petites choses amusantes qui font frémir les parents pour le plus grand plaisir de leurs rejetons. Le son est puissant et musicalement çà se tient bien. BELPHEGOR assied son expérience ainsi que sa notoriété. Les pogos durant ce set sont plus violents, accompagnant une musique toute fois plus dure. L'ensemble a l'odeur et la couleur du mal inévitable et inéluctable, précurseur d'horreurs encore plus grandes. On ressent l'indicible, on entraperçoit ces légions rampantes dans les profondeurs de la terre, affamées, impatientes, prêtes à surgir au moment du signal. Un petit côté Lovecraftien donc dans l'idée même du set; survient aussi dans mon esprit l'idée de ces images volées et entraperçues que l'on retrouve dans In The Mouth of Madness. Pour la dernière partie de la performance, Helmut va même nous gratifier de sa cagoule en cuir agrémentée de pointes, façon crampe ou bourreau (au choix). Mais à ce niveau là, le public est déjà conquis et cette note colorée ne fera que conforter son attachement au groupe.
Le rapport avec la foule est cependant assez froid et il semblera ressortir de la part du groupe une certaine forme de mécontentement, trouvant peut-être que l'auditoire est trop mou. Mais bon; la soirée est une fois de plus un marathon musical et les oreilles ont déjà été éprouvées par trois autres groupes avant eux. En tous cas, BELPHEGOR c'est très bon et moi j'en garderai un très bon souvenir.

Nous voilà alors à la dernière partie. Le gros poisson de la soirée, ou bien devrais-je dire le gros caribou. Parce que KATAKLYSM ce sont des canadiens. Le groupe tourne depuis 1991, mais la conception même semble avoir un peu évoluée depuis leurs débuts.
Les canadiens sont marrants. On a vraiment l'impression de voir évoluer sur scène une bande de bucherons nourris au sirop d'érable. Grands, massifs et musculeux, on se sent tout petit (je rappelle : je ne suis pas bien grande). Je ne peux décrocher mon regard des bras de Maurizio Lacono : ils font sans rire la taille de mes cuisses et il y arbore un très bel aigle impérial sous-titré « SPQR ». KATAKLYSM, c'est chevelu-land et çà change des précédents groupes (sauf BELPHEGOR). Maurizio, dès le début d'un set qui sera relativement long, s'adresse au public dans un Québécois très compréhensible (parce que le québécois de BON COP BAD COP, c'est plus compliqué); la barrière de la langue est dépassée, et la bonne humeur du canadien remet un peu de fioul dans les veines du parterre. Certains attendaient exclusivement le set de KATAKLYSM et leur fidélité sera récompensée par la performance de ce soir. Le groupe a un bon contact avec le public, et remercie assez souvent celui-ci avec gratitude. Il faut cependant bien se rendre compte que la France est quand même sacrément moins dynamique que l'Allemagne. Sauf pour dire des conneries pendant le show.
Musicalement c'est très bon, quoique peut-être un peu trop heavy pour les puristes. De très bons musiciens, de bons solos et un chanteur de poids qui plus est mobile sur tout l'espace qui lui est imparti. La voix est bien posée et puissante à souhait. Ça change du tout au tout du phasme qui vomit ses tripes. Là, on a du coffre, de la viande pour faire vibrer le son et le gabarit pour ne pas exploser sous tant de puissance. On sort du sujet cliché de « rahhhhhhhhh praiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiizzzzzzzzze Satannnnnnnnnnn » ou bien « j'vais enculer ton cadavre !!!»; on reste bien évidement dans le domaine de l'apocalypse annoncé, ou bien dans les grandes lignes de la déliquescence sociale. Mais c'est bien écrit, on trouve vraiment de quoi écouter et réfléchir. Les accroches musicales sont puissantes, leur développement répondant aux canons du métal et du hard rock à la virgule près. C'est tout sauf brouillon, avec des bases classiques assez fermes. On travaille tour à tour avec le plain-chant, un petit peu de contrepoint et même une petite touche parfois baroque. Certains morceaux sont des véritables allégories à l'un des instruments présents dans le groupe; on a donc une alternance des rifs de guitares, de basses ou bien de batterie. On trouve également l'empreinte des musiques organiques plus modernes avec bien évidemment une pincée de blues, une vague touche disco et surtout, un petit quelque chose amusant pour du Death, un souffle de dark wave (rah l'autre, un corback !!).
Lu comme cela, KATAKLYSM peut sembler faire fourre-tout en plus de dépressif, mais en fait non, c'est le contraire. Tout est tellement bien mesuré, l'exécution et la composition sont si bien gérés que l'ensemble est intéressant, en plus d'agréable. « blood in Heaven » ou bien « The Vultures are watching » (tirés tous les deux de « Prevail ») sont vraiment de très bons morceaux. J'aime beaucoup le tout dernier album moi d'ailleurs. En tous cas, malgré les problèmes techniques qui se sont produits pendant leur performance, KATAKLYSM embrasse son art avec dévotion et rassérène ainsi ceux qui les suivent. Maurizio le dira à plusieurs reprises durant la soirée, il veut que le public passe une bonne soirée et assiste à une bonne performance. La soirée sera clôturée en forme d'apothéose par ce groupe à la fois professionnel et généreux. Un show plein et entier que nous aura servis un groupe de bucherons bien sympathiques.

Une conclusion positive en terme de son et de visuel donc pour cette première soirée de l'année 2010. Un public fatigué sur la fin, mais qui a essayé de se divertir tout en conservant la notion du jeu bon enfant. On avait droit à un public pas forcément bien fini, pour certains même allaités au plomb, mais pas méchant au final. Une expérience totalement différente du concert de NILE, dans un style global plus trash et plus viril. Mais l'expérience fut enrichissante puisque j'ai enfin pu voir BELPHEGOR en concert et découvrir KATAKLYSM. Et de la poigne de main d'Helmut, je pense que j'en garderai longtemps un souvenir ému.

1 commentaire:

  1. j'ai pillé sansz vergogne la chaine youtube de 666vassil.
    http://www.youtube.com/user/666vassil
    pour ceux qui voudront voir plus sur d'autres groupes

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